Festival de Cannes - Interview de Jim Clin

Nous avons eu la chance de rencontrer Jim Clin au Festival de Cannes, réalisateur shortlisté dans la sélection des courts métrages cette année avec ART STEP (BONUS), un film sur lequel il travaille depuis 2005 et qui annonce un long métrage pour 2012. Rencontre avec un personnage déroutant, passionné et complètement habité par son art…

Photos de mikahsupageek

Bonjour Jim ! Est ce que tu pourrais nous parler de ton projet ART STEP (BONUS)…
Art Step Bonus, est un long métrage sur lequel j’ai travaillé depuis 2005 jusqu’à Janvier 2011. Il s’agit en fait de mon premier long métrage. Le court que je présente cette année à Cannes, BONUS, présente un feuilleton qui dure 5 ans, diffusé internationalement, dirigé par deux hommes d’affaire dont l’identité est inconnue. Ce feuilleton engage des artistes “underground” pour tourner dans des ateliers gratuits qui ont pour but de laisser la liberté à ces artistes de s’exprimer par l’image, le tout contrôlé par ces deux hommes d’affaires. Sauf qu’au bout d’un certain temps, les participants de ces ateliers vont se rebeller et essayer de reprendre le contrôle de l’émission. C’est un mélange de réalité et de fiction.

Quelle place tient la photographie dans ton travail ?
La photographie est mon principal correspondant. Je travaille continuellement avec plusieurs photographes, notamment Renaud Subra qui me suit depuis le début. Là où certains réalisateurs travaillent avec des dessinateurs pour constituer les storyboards de leurs films, moi je travaille avec des photographes et leurs planches contacts. Les photos interviennent radicalement dans le montage des scénarios et sur la finalité du film. J’ai une très grande complicité avec la photo même si je travaille essentiellement sur des images en mouvement.

Que penses-tu de la phrase: “The future is analogue” ?
Analogue, analogique… ça me fait penser à la pellicule, au travail sur bandes, la racine. Je travaille essentiellement sur pellicule aussi bien en 16 qu’en 35mm. J’ai besoin de filmer, au risque de devenir un robot qui ne fait vraiment que ça. Je pense que ça doit être ça un futur analogique.
(rires…)

Quels genre d’appareil utilises-tu ?
Je tourne avec un peu tout, mais mon outil principal c’est une caméra 16mm, la WEBAM REFLEX.

Qu’essaies tu de faire passer comme messages au travers de tes projets ?
J’essaie de pousser les gens à expérimenter, à ce qu’ils atteignent une liberté dans l’écriture à l’image. Écrire à l’image, c’est très différent d’écrire au stylo.

Connais-tu la Lomographie et si oui qu’en penses-tu ?
Oh oui, cela fais maintenant quelques années que je connais… j’aime beaucoup le concept, c’est vivant, tout ces appareils qui pullulent, toutes ses formes différentes d’images et d’appareils, j’en ai un avec moi d’ailleurs (Jim sort de sa mallette un Supersampler Bleu et le pose sur la table), je participe aussi au Concours Mini Movie que vous organisez. C’est cool !

Si tu devais te retrouver sur une île déserte, quelles seraient les cinq choses que tu aimerais avoir avec toi ?
Cinq choses ? Ce que je veux ?

Oui,oui, ce que tu veux !
Ma caméra, mes deux acteurs principaux, mon assistant et… un arc et des flèches !

Si tu devais passer un message aux lecteurs de cette interview, que serait-t-il ?
Shootez tout le temps et soyez en recherche constante de nouvelles techniques, de nouvelles approches, le tout pour faire évoluer l’art !

Retrouvez le travail de Jim sur son blog et sur sa chaîne Dailymotion !

Merci à Jim pour cette interview !

written by fredericdith on 2011-05-23 #lifestyle #festival #film #interview #cannes #jim #2011 #clin

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