Festival de Cannes - Dernier jour pour nos lomographes

Nos lomographes cc-in-paris et mikahsupageek ont rejoint Paris aujourd’hui. Voici leurs impressions sur les deux dernières projections auxquelles ils ont assisté pour leur dernière journée à Cannes !

Dernier jour à Cannes : tout en puissance et en larmes

Après un retour mouvementé pour Paris (ne me parlez pas de ce voyage en train, il était vraiment mauvais…), je suis de retour à la maison. Étrange sensation. Ce matin à 7h30 j’étais encore à Cannes en train de faire la queue pour voir une projection, et là je suis dans ma chambre… Soudain, cela me donne une étrange sensation que d’être sortie de ce rythme frénétique : faire la queue pour les projections, manger sur le pouce, prendre un café, attendre quelqu’un, refaire la queue pour une projection, rentrer à la maison, faire une sieste, se préparer et sortir… et maintenant je suis chez moi.

Aujourd’hui, j’ai assist à la première du film “This must be the place” réalisé par Paolo Sorrentino, avec Sean Penn. Je ne vais pas faire de détail : c’était le MEILLEUR film que j’ai vu, et il mérite d’être récompensé. Je n’ai pas vu tous les films, mais je pense sincèrement qu’il devrait gagner ! Par où commencer… Je ne vais rien vous dire sur l’histoire, cela n’aurait aucun intérêt, perso je n’en savais que très peu sur le scénario, moins vous en savez, plus grande est la surprise… Je voudrais juste dire que dans ce Festival illustré par son contenu bon, mais lourd, ce film est le meilleur, le plus joyeux et le plus brillant que j’ai vu cette semaine. Avant ça, la fin de l’humanité apocalyptique dépeinte par Lars Von Trier était l’une des plus joyeuses… c’est vous dire ce que j’en ai pensé ! Ensuite, il y a eu “This must be the place”, un film plein de tristesse sur le thème de la dépression et de la perte, mais tellement rempli de vie ! Une fin tout simplement parfaite ! Ce film raconte parfaitement la manière dont il faut dépasser ses peurs et gérer les regrets que l’on peut avoir…

Ensuite, la musique. Ce n’est pas un hasard si ce film s’appelle “This must be thé place”. Le titre interprété par les Talking Heads joue un rôle central et récurrent. C’est maintenant une de mes chansons préférées. Je l’adore, et elle a joué un rôle émotionnel vraiment important dans le film. Tout comme l’a fait David Byrne.

Je suis le boulot de Paolo Sorrentino depuis quelques temps : j’ai été intriguée par “The friand and the family” et j’ai été impressionnée par “il Divo”, mais c’étaient des films très stylisés, sans réel poids émotionnel. Ce fim est tout autre chose ! Apparemment, ce film a été conçu à Cannes même il y à 2 ans, lorsque Sean Penn était président du jury du Festival et qu’il a donné à Sorrentino le prix spécial du Jury en lui disant qu’il aimerait travailler avec lui.

Le jeu d’acteur : mon dieu ! Sean Penn est magnifique. Il joue le rôle d’une rock star à la retraite, inspiré par Robert Smith du groupe The Cure. Il est PARFAIT, tant en terme de présence qu’en terme de prestation. Un vrai plaisir à regarder. Son personnage est intriguant, profond et très développé. Le reste du casting est également brillant et je suis à court d’adjectifs pour traduire à quel point ils sont merveilleux, alors je vais m’arrêter là.

La fin du film était incroyable, j’ai été tellement touchée que je me suis mise à pleurer. Pas les petites larmes que j’ai lâché pour “Pina” ou “Oslo, August 31” mais de vraies larmes. Je ne m’arrêtais pas de pleurer, de pleurer de joie. Ok, il était très tôt et je n’ai pas beaucoup dormi cette semaine, mais j’ai tout de même quitté la salle le visage rempli de larmes.

Donc voilà pourquoi ce film mérite d’être récompensé. J’ai déjà envie de le revoir !

Deuxième film de la journée : “Drive” réalisé par Nicolas WInding Refn. Encore une fois, les mots me manquent : ce film est un putain de coup de poing dans l’estomac. LE film d’action de l’année. Ryan Gosling (love love love) joue le rôle d’un pilote cascadeur qui est également mécanicien et conducteur lors de braquages. Il est tendu, intense, concentré, ne parle pas beaucoup, mais il a un regard qui tue. Carey Mullygan (adorable comme à chaque fois) et le conducteur ne se parlent pas beaucoup durant le film : ils n’ont pas besoin de le faire, tout passe par leurs regards. Le film est fait suspense et en tension qui ne lâchent jamais, d’action et de violence ultra stylisée, et de poursuites en voiture spectaculaires, le tout sur un fond années 80 et une bande son parfaitement adaptée à toute cette violence qui émerge dans la ville de Los Angeles. Le public a ADORÉ le film, c’est le film le plus applaudi auquel j’ai assisté cette semaine. Ryan Gosling (je vous ai déjà dit que je l’adorais ?) mérite tout le bien que l’on dit de lui, et toutes les récompenses qu’il reçoit, et je suis sûre que tout le monde parlera de ce film très bientôt.

Voilà, c’est fini. Je suis triste. C’était GÉNIAL ! J’ai essayé de profiter au maximum de chaque instant. Merci à Lomography encore une fois. Peut être d’autre impressions plus tard… ainsi que des photos ! J’ai utilisé 21 pellicules !

Retrouvez le journal de cc-in-paris à Cannes sur son blog !

written by fredericdith on 2011-05-21 #lifestyle #festival #film #screening #cannes #projection #2011

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